Souls-like : les alternatives à FromSoftware #1

Si nous avions parcouru les Souls de FromSoftware lors de cet article, il est temps de découvrir quelles alternatives existent à la vision de Miyazaki.

Avant-propos : Il y a une quantité astronomique de Souls-like. Cet article est donc le premier d’une longue série !

Asterigos : Curse of the Stars

Date de sortie européenne : 11/10/2022

Disponible sur : Consoles PS, XBox et PC – Tourne parfaitement sur Steamdeck

Ambiance : Fantasy – Mythologique – Coloré

Textes : Français

Le pitch : Vous incarnez Hilda, une jeune guerrière partie explorer la mystérieuse cité d’Aphes à la recherche de son père et ses compagnons disparus. Une fois sur place, elle découvre qu’une malédiction a frappé la ville et qu’une lutte de pouvoirs a lieu entre les survivants. Vous allez donc devoir sauver Aphes et ses habitants tout en menant votre propre quête à bien.

Le concept : Premier titre d’Acme Gamestudio, Asterigos emprunte autant au jeu d’action-aventure qu’au Souls-like. Bien plus mobile que nos avatars habituels dans ce genre de jeu, Hilda peut sauter librement, escalader certaines parois et le système d’endurance se montre bien plus généreux pour enchaîner parades et esquives. Les combats sont bien entendus au cœur de l’expérience, mais une large place est laissée à l’exploration et aux quêtes secondaires. Aphes se montre étonnamment vaste et découpée en zones interconnectées. Certes de manière plus légère qu’un Dark Souls premier du nom, mais le plaisir est tout de même là. Si elle peut se faire sentir en début de partie, l’absence d’une carte de chaque lieu pousse à se repérer via les différents indices visuels laissés par les développeurs et accentue le sentiment de découverte des nombreux secrets et objets cachés. En résulte un monde intéressant à parcourir, notamment grâce à de nombreux biomes différents et un bestiaire plutôt varié pour un jeu de cet acabit.

En termes de combat, vous avez accès à six armes différentes et pouvez en équipez deux en même temps avec la possibilité de switcher de l’une à l’autre à la volée. De nombreuses techniques, bonus et attaques spéciales sont déblocables via un arbre de compétences et il y a assez de matière pour concevoir pas mal de builds différents. Concernant le bestiaire, s’il est artistiquement très sympa, les patterns et techniques manquent un peu de variété, chaque ennemi ayant 2-3 attaques différentes seulement. Même chose pour la plupart des boss qui, s’ils restent funs à affronter, ne vous opposeront pas une très grande résistance une fois leurs mouvements appris. Toutefois, ce manque de complexité est en partie contrebalancé par un dynamisme de chaque instant donnant lieu à des échauffourées rapides et agréables.

Particularités : Asterigos se montre bien moins cruel qu’un Dark Souls puisque mourir ne vous privera pas de votre expérience durement acquise et vous fera réapparaître à l’un des nombreux checkpoints émaillant la progression, évitant ainsi toute frustration. C’est donc bien du côté du level-design tortueux qu’il faudra chercher une filiation avec les œuvres de FromSoft. Le point positif, c’est que vous n’errerez pas dans un enchevêtrement de lieux sombres mais au sein d’environnements inspirés des mythologies grecques et romaines plutôt agréables à l’œil. En cause, des graphismes colorés semblant sortir tout droit d’un Disney. Des visuels qui rendent service au joueur avide d’explorer puisque chaque environnement se montre très clair sur les chemins empruntables ou pas.

Le jeu d’Acme ne réinvente rien sur le fond mais il se démarque par une véritable volonté de bien faire, une direction artistique de qualité, des mécaniques de jeu amusantes et surtout une excellente rejouabilité, Asterigos proposant plusieurs fins, des boss cachés et de nombreuses choses à débusquer dont des tenues alternatives.

Arrivé à un certain point dans l’aventure, vous pourrez vous téléportez d’un portail à l’autre. De quoi facilitez la complétion de certaines quêtes secondaires.

Accessibilité : Si certains combats ou passages peuvent s’avérer un peu difficiles, les développeurs ont eu le bon goût de proposer trois modes de difficulté entre lesquels vous pouvez alterner à tout moment. Libre à vous donc de baisser ponctuellement cette dernière le temps d’un combat de boss ou au contraire de l’augmenter lors d’un éventuel NG+.

Enfin, Asterigos est très prolixe sur son histoire et son lore. Les personnages ne sont pas ambigus et expliquent clairement les choses tandis que la profusion de documents et dialogues annexes vous en apprendront plus sur l’univers. Les objectifs principaux et secondaires sont également notés dans votre journal et s’accompagnent d’une vague direction pour éviter de longues heures à retourner chaque pixel sans pour autant se monter trop dirigiste. Une concision qui se poursuit dans les menus et possibilités offertes par le titre comme la forge. Tout est clair et bien expliqué et ça fait plaisir.

Bien que non exempt de petits défauts, Asterigos est une bonne alternative aux Dark Souls et une excellente porte d’entrée à ce type de jeu. Avec sa patte artistique digne d’un Disney et son univers chatoyant, son contenu généreux et une bonne rejouabilité, vous pouvez y foncer les yeux fermés.

Difficulté globale : 2/5Recommandation personnelle : 4/5

Nine Sols

Date de sortie européenne : 29/05/2024

Disponible sur : Consoles PS, Xbox, Switch, PC – tourne parfaitement sur Steamdeck

Ambiance : 2D– Taopunk – Sombre

Textes : Français

Le pitch : Trahi par les siens et laissé pour mort au fond d’un gouffre, Yi n’a qu’une envie : se venger des Sols – les dirigeants de la Nouvelle Kunlun – en les massacrant tous jusqu’au dernier. Accompagné d’un jeune enfant sauvé en cours de route, il faudra vous frayer un chemin à travers des hordes de créatures bien décidées à vous tuer.

Le concept : Après avoir sorti deux jeux d’horreur, Detention et Devotion, les taiwanais de Red Candle Games ont décidé de complètement changer de genre avec Nine Sols. Mélange de Metroidvania 2D, de par sa carte tentaculaire et ses chemins bloqués nécessitant certaines améliorations, et de Souls-like, pour sa difficulté globale et certaines mécaniques, le titre propose également une esthétique unique appelée « Taopunk » par ses créateurs. Un véritable plaisir pour les yeux qui ne se laissera toutefois pas admirer facilement au vu du nombre d’ennemis désirant vous ôter la vie.

En effet, si les phases de plateformes plus ou moins ardues sont relativement nombreuses, c’est bien les combats qui vous occuperont la plupart du temps. Et autant vous prévenir tout de suite, absolument aucun adversaire n’est à prendre à la légère. Tous sont agressifs et capables d’atomiser votre barre de vie d’un enchaînement bien placé. Heureusement, vous disposez d’une esquive mais surtout de la possibilité de parer les attaques. Une parade simple, entamera légèrement votre barre de vie alors qu’un blocage au timing parfait vous laissera indemne tout en remplissant votre jauge de ki, qui vous permet d’utiliser de puissantes attaques. À l’instar d’un Sekiro, il faudra donc apprendre les patterns puis exécuter parfaitement vos parades pour espérer contrattaquer et défaire vos adversaires. Un gameplay simple sur le papier mais qui brille par sa précision et le plaisir ressenti lorsque, après de longues heures d’essais, le boss tombe enfin suite à un combat à la chorégraphie spectaculaire. Ces derniers sont d’ailleurs les véritables points d’orgue du jeu et brillent par leur mise en scène mais surtout par leurs designs (visuels et de gameplay).

Contrairement à certains de ses confrères, Nine Sols offre un scénario clair et prenant. Sous ses dehors de simple histoire de vengeance, le titre abordera pas mal de thématiques inattendues, notamment via le personnage de Shuanshuan qui, peu à peu, humanisera Yi. Quelques quêtes secondaires seront également au programme et nécessiteront une exploration minutieuse récompensée par des améliorations, voire des combats de boss annexes. Sur les autres aspects, Nine Sols se montre tout aussi irréprochable. La direction artistique notamment est sublime, mêlant influences taoïste, éléments futuristes et bande-son magistrale. Bref, une réussite totale.

Particularités : De loin, Nine Sols est un énième metroidvania. Pourtant, il se démarque véritablement par son ton mature contrastant avec les personnages anthropomorphes et son univers entremêlant science-fiction et folklore asiatique. Une combinaison unique qui se révèle fascinante à explorer de fond en comble. Le jeu nous pousse d’ailleurs à parcourir les moindres recoins de chaque zone à la recherche de secrets et vous ferez de nombreux allers-retours si vous souhaitez tout obtenir (et débloquer le vrai boss final).

Cependant, contrairement à un Dark Souls, vous n’aurez pas trop le choix dans l’ordre des boss – à une exception près. Autrement dit, si un boss vous bloque, et ce même après avoir fouillé la zone de fond en comble en quête d’améliorations, vous n’aurez pas d’autres choix que de réessayer encore et encore jusqu’à intégrer les mouvements de votre ennemi. Et c’est là une autre particularité de Nine Sols : l’impossibilité de modifier votre approche du gameplay. Dans Dark Souls, vous pouvez jouer un tank, un attaquant vif et rapide, un archer, un sorcier… et réallouer vos points pour modifier votre build face à certains boss si besoin. Dans Nine Sols, mis à part les quelques compétences à choisir, tout passe par votre maîtrise de l’esquive mais surtout de la parade. Autant vous dire que la gâchette allouée au blocage va chauffer.

Accessibilité : Nine Sols est dur, très dur. Impitoyable même. Si le début vous laisse assimiler, relativement, en douceur ses mécaniques de jeu, les choses se corsent bien rapidement notamment via l’ajout régulier de nouvelles situations (suppression de vos armes, nouveau type d’attaques, ennemis immunisés à certaines choses…). Et pourtant, malgré les multiples morts, on continue d’avancer grâce à son équilibrage, certes sans pitié mais pas injuste. Le jeu nous laisse toujours entrevoir une solution et chaque essai nous permet d’aller toujours un peu plus loin jusqu’à enfin franchir l’obstacle face à nous. Nine Sols a également le bon goût de ne pas nous laisser bloqués en nous offrant la possibilité d’explorer pour trouver de nouvelles compétences, soins et augmentation de vie. De quoi vous simplifier (un peu) la vie. Mais au final, ce sont bien vos réflexes et votre sang-froid qui feront toute la différence. Toujours est-il qu’un mode facile est disponible et permettra d’atténuer quelque peu la difficulté de certains passages si besoin.

Nine Sols est l’un de mes jeux de l’année 2024 et je ne peux que vous encourager à tester l’aventure si la difficulté ne vous fait pas trop peur. Vous en ressortirez époustouflés par la maîtrise technique et artistique de Red Candle Games.

Difficulté globale : 4.5/5Recommandation personnelle : 5/5

Wo Long Fallen Dynasty

Date de sortie européenne : 03/03/2023

Disponible sur : Consoles PS et Xbox, PC

Ambiance : Fantasy – Chine des Trois royaumes – Sombre

Textes : Français

Le pitch : Après avoir été tué puis ressuscité, vous partirez à la poursuite d’un vieillard démoniaque tout en rencontrant diverses personnalités tirées du roman Histoires des Trois Royaumes. Pour être tout à fait honnête, le scénario n’est qu’un prétexte pour vous faire voyager à travers toute la Chine et tuer tout ce qui s’oppose à vous.

Le concept : Contrairement à Dark Souls, Wo Long est découpé en niveaux plus ou moins longs parsemé de drapeaux. Ces derniers servent de lieux de repos mais influent également sur votre moral. Indiqué en permanence au-dessus de votre jauge de vie, ce nombre détermine votre prise de contrôle du champ de bataille mais aussi le rapport de force entre vous et vos adversaires. En effet, chaque ennemi possède lui aussi une valeur de moral qui détermine les dégâts infligés et subis. Pour simplifier, si vous avez un moral de 3 et que vous attaquez un boss de moral 20, vous n’infligerez que des piqûres de moustique alors que la moindre pichenette vous tuera. Et ce même si votre niveau est supérieur ! Il vous faudra alors chercher les différents drapeaux disséminés sur la carte pour augmenter votre moral et vous débarrasser des obstacles sur votre chemin. Hisser vos couleurs vous garantira également de conserver une valeur de moral minimum même en cas de décès en boucle. Dans les faits, cette mécanique est très intéressante et permet de moduler la difficulté. Le souci, c’est que les boss sont assez énervés et possèdent des mouvements par moments difficilement lisibles. Résultat, il est quasi obligatoire de vous prendre quelques coups le temps d’assimiler le timing pour les contres. Chose impossible si votre moral est trop bas. On se retrouve donc obligés à explorer de fond en comble chaque niveau pour dénicher les drapeaux afin d’arriver devant le boss avec toutes les chances de notre côté… Un moyen de nous obliger à confronter tous les ennemis et à fouiller chaque niveau, rallongeant de ce fait la durée de vie de manière un peu artificielle.

Pour ce qui est de la partie combat, Wo Long propose diverses armes et possibilités d’approche toutes viables. Toutefois, peu importe votre build, vous serez obligés d’user et abuser des parades pour espérer voir le bout de l’aventure. Toutes les attaques sont contrables. Une parade réussie mettra votre ennemi à terre vous laissant alors de précieux instants pour lui lâcher un combo dévastateur. Vous remarquerez aussi que certains assauts sont entourés d’une aura rouge. Les subir implique d’énormes dégâts mais réussir à les dévier réduira la jauge d’endurance de votre ennemi à peau de chagrin, rendant la suite de l’affrontement bien plus simple. Et cette jauge d’endurance (appelée jauge d’esprit dans le jeu) revêt une importance capitale. Vos adversaires et vous-même en possédez une sous votre barre de PV. Attaquer ou contrer remplira le côté droit de cette jauge ce qui vous permettra de lancer diverses attaques spéciales. En revanche, prendre des dégâts remplira le côté gauche jusqu’à totalement vous paralyser s’il devient plein. C’est donc un constant jeu d’équilibre entre attaque et défense qui se joue durant les affrontements. Extrêmement plaisant, ce système d’endurance est la grande force du titre. Mais peut-être aussi l’un de ses défauts car une fois maîtrisé, plus rien ne pourra vous arrêter rendant le dernier tiers du jeu trop simple. Un constat exacerbé par le bestiaire très réduit du titre. Après quatre missions, vous aurez croisé l’intégralité des monstres de base et il n’y aura dès lors plus de difficulté à s’en défaire.

Particularités : En bon héritier des NiohWo Long possède bien évidemment tout un tas de statistiques. Cependant, Team Ninja a fait un effort pour rendre le tout beaucoup plus abordable qu’à l’accoutumée. Vos caractéristiques sont divisées entre cinq éléments. À chaque montée de niveau, vous choisissez un de ces éléments ce qui fera grimper certaines statistiques. Bien caractérisés, chaque domaine est rattaché à un panel de stats facilement identifiable (feu = attaque, terre = défense…) ce qui rend la progression assez simple. Prenez juste bien garde à choisir des armes se basant sur vos éléments principaux afin de faire le plus de dégâts possibles. Augmenter votre affinité à un élément débloquera aussi de nouveaux sortilèges.

Concernant l’équipement, c’est un véritable festival du loot. Wo Long vous inonde sous des tonnes d’objets à la mort de chaque ennemi. Toutes les pièces d’équipement existent en plusieurs niveaux de rareté mais deux pièces de même rareté et niveau ne seront pas identiques puisque les compétences associées sont aléatoires. Si vous pouvez tout à fait vous contenter d’équiper les meilleurs pièces possibles, les missions les plus retorses vous demanderont d’avoir un build bien pensé et donc des armes et armures de haut niveau possédant des compétences en adéquation avec votre manière de jouer. Deux options s’offrent alors à vous : farmer pendant des heures ou rendre une visite à la forgeronne du village ce qui vous permettra de vous débarrasser de votre attirail superflu tout en améliorant celui que vous utilisez.

Accessibilité : La gestion de l’endurance et la diversité des armes et compétences mises à notre disposition sont clairement les points forts du titre. En ressort des combats très gratifiants et jouissifs. Du moins au début. Car une fois les patterns de la dizaine d’ennemis que compte le jeu assimilés, on passe en pilote automatique. On répète donc les mêmes actions en boucle, tout en activant les drapeaux le plus vite possible afin d’accéder à la seule partie véritablement intéressante des niveaux : les boss. Sauf que là encore, c’est la douche froide car la plupart d’entre eux ne vous demanderont qu’un ou deux essais avant de mettre un genou à terre. En cause : un contre beaucoup trop puissant et un moral qui, s’il est trop élevé, nous transforme en machine de guerre. À côté de ça, l’impression de jouer à un best-of des jeux Team Ninja est très présente. Entre les niveaux déjà vus/joués, les ennemis aux designs à peine modifiés et le fonctionnement de certaines mécaniques comme l’animal totem (un esprit à invoquer une fois une jauge pleine afin de lancer une grosse attaque spéciale), on a l’impression d’avoir déjà fait ce jeu. Pas assez marquant dans son esthétique, trop contraignant dans ses mécaniques (vous êtes obligés d’utiliser les drapeaux et le contre), Wo Long est le genre de jeu que l’on qualifie de « sympa sans plus ». Parfait si vous êtes en manque d’action mais tenant difficilement la comparaison face aux ténors du genre notamment Sekiro qui propose une expérience similaire mais bien plus maîtrisée à tous les niveaux. On s’y amuse, on y passe pas un mauvais moment mais de là à le recommander… Un jeu vite joué, vite oublié en somme.

Cet avis est toutefois à nuancer. Si vous n’avez pas l’habitude de ce genre de jeux, alors les ficelles vous paraîtront beaucoup moins grosses et vous aurez le plaisir de découvrir les niveaux ainsi que le système de combat. Moins punitif que ses confrères grâce au système de drapeaux et offrant un bestiaire limité, et donc plus simple à apprendre Wo Long : Fallen Dynasty est probablement le titre le plus accessible de la Team Ninja à ce jour et une excellente porte d’entrée dans le monde des Action-RPG exigeants. Passé son tutoriel mal fichu et passablement compliqué, c’est une aventure d’une vingtaine d’heures qui s’offrira alors à vous. Et même si vous risquez de pester à certains moments, l’expérience devrait valoir le coup. En tout cas suffisamment pour avoir envie d’autres jeux du même style !

Difficulté globale : 2.5/5Recommandation personnelle : 2/5 (3.5/5 si c’est votre premier souls-like)

AlxZ_Rex

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J'écris mes articles à Rabanastre tout en recherchant mon courage dans Alien.

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